La question revient souvent, surtout quand le suivi de grossesse commence. On imagine spontanément le gynécologue derrière l’écran, mais en réalité, le cadre a évolué. Les compétences des sages-femmes se sont élargies. Et certaines pratiques, autrefois réservées, sont aujourd’hui partagées. Mais attention, tout n’est pas aussi simple. Il y a des règles, des conditions… et des nuances à comprendre.
Que dit la réglementation ?
Oui, une sage-femme peut pratiquer certaines échographies, mais pas toutes. Et c’est là que beaucoup se trompent.
Les échographies autorisées
Dans le cadre du suivi classique, une sage-femme formée peut réaliser des échographies obstétricales de routine. On parle notamment de celles liées à une grossesse dite “physiologique”, autrement dit, sans complication particulière.
Dans ces cas-là, cela reste encadré, mais elle peut :
- suivre l’évolution du bébé,
- vérifier certains paramètres,
- accompagner le suivi médical.

Ce qui reste du ressort du médecin
Dès que la situation devient plus complexe, la limite apparaît. Une sage-femme ne réalise pas d’échographies diagnostiques poussées, ni d’examens nécessitant une interprétation approfondie. Dans ces situations, le relais se fait vers un gynécologue ou un spécialiste, parce que le but reste de garantir la sécurité.
Le rôle de la formation
Toutes les sages-femmes ne pratiquent pas l’échographie. Et pour cause : cela demande des compétences spécifiques.
Une montée en compétence devenue essentielle
Aujourd’hui, la pratique évolue et les patientes attendent plus d’autonomie et plus de réactivité. Elles attendent un suivi plus complet et c’est dans ce contexte que la formation devient indispensable. D’ailleurs, la Formation dpc sage femme permet justement de développer ces compétences, en s’adaptant aux réalités du quotidien.
Focus sur la formation Kampus Academy
Certaines structures vont plus loin dans l’accompagnement et c’est exactement le cas de Kampus Academy. La formation a pour objectif de permettre aux sages-femmes de rester à jour et de gagner en expertise pour répondre à ces besoins qui ont évolué avec le temps.
Les formations proposées couvrent plusieurs axes importants :
- actualiser les connaissances médicales
- mieux gérer les situations complexes
- améliorer la prise en charge des patientes
Et surtout, elles s’adaptent aux contraintes du métier, parce qu’elles permettent de se former en présentiel, en ligne en suivant les tendances de l’apprentissage à distance, en formats hybrides… D’ailleurs, pour ceux et celles qui souhaitent devenir sage-femme et se former, ces formations sont éligibles au financement DPC, ce qui facilite leur accès. Et cela, c’est un critère essentiel au moment de choisir son organisme de formation.
Dans quels cas une sage-femme réalise une échographie ?
Tout dépend du contexte. La question n’est pas seulement “peut-elle le faire”. La vraie question, c’est dans quelles conditions et avec quelles compétences.
Le suivi de grossesse classique
Dans une grossesse sans complication, la sage-femme peut intervenir. Elle suit la patiente et l’accompagne. L’échographie devient alors un outil de suivi, pas un outil de diagnostic lourd.
Le cadre libéral ou hospitalier
Selon le lieu d’exercice, les pratiques varient. En cabinet, certaines sages-femmes proposent des échographies de suivi. À l’hôpital, elles interviennent souvent en complément.
Les avantages pour les patientes
Ce point mérite qu’on s’y arrête. Parce que dans la pratique, cela peut changer beaucoup de choses.
Un suivi plus accessible
Avoir accès à une sage-femme pour certains examens permet de gagner du temps. Alors, oui, une sage-femme bien formée, expérimentée, peut assurer un suivi très complet. Parfois même plus rassurant, car plus proche. Les rendez-vous sont souvent plus rapides à obtenir. Puis, le contact est plus direct. Mais dès que le moindre doute apparaît, le relais médical s’impose. Et c’est exactement comme ça que le système fonctionne.
Une relation plus humaine
Le suivi avec une sage-femme est souvent différent, car certaines femmes se sentent plus en confiance. Elles échangent plus simplement avec leur sage-femme sur leur état et leur ressenti pendant la grossesse. Il est plus simple de poser des questions pour certaines femmes enceintes qui ont beaucoup de doutes et de craintes. Et ça, pendant une grossesse, ça compte énormément.
Les limites à garder en tête
Une sage-femme ne remplace pas un médecin. Elle complète. Elle accompagne, et elle peut faire le suivi pour les grossesses normales, mais elle ne gère pas les situations complexes. Cet équilibre et la compréhension de cette limite sont nécessaires pour assurer un suivi efficace de la grossesse.
Comment choisir le bon professionnel ?
Parce que oui, ça joue aussi. Toutes les pratiques ne se valent pas.
Vérifier la formation
C’est le premier point. Une sage-femme formée à l’échographie a suivi un parcours spécifique. Elle a acquis des compétences précises. Et ça se ressent dans la pratique.
Observer la qualité du suivi
Au-delà de la technique, il y a le relationnel. Est-ce que vous vous sentez à l’aise ? Est-ce que les explications sont claires ? Ces éléments comptent autant que le reste.
Alors oui, une sage-femme peut réaliser certaines échographies, mais dans un cadre précis
Aujourd’hui, le suivi de grossesse évolue. Il devient plus souple, plus accessible. Les sages-femmes prennent une place plus importante, avec des compétences élargies, mais toujours encadrées. Alors, le suivi classique, sans complication, reste le domaine de la sage-femme, mais dès que la situation évolue, le relais se fait.